Imagerie médicale : une augmentation « préoccupante » des doses de rayonnements - Impact-sante.fr
Posted by cftchus on juillet 7th, 2011
Via Scoop.it - Risques radiologiques
Selon l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’augmentation des doses de rayonnements ionisants délivrées par l’imagerie médicale (principalement en scanographie et en radiologie interventionnelle) devient préoccupante et doit être maîtrisée.
Les doses de rayonnements ionisants délivrées aux patients augmentent en France, comme dans les autres pays développés, alerte l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Plusieurs raisons à cela : la contribution très large de l’imagerie médicale au diagnostic des maladies, l’orientation de la stratégie thérapeutique, le suivi de l’efficacité des traitements, et la réalisation précise d’actes thérapeutiques sous contrôle par l’imagerie (« radiologie interventionnelle »).
En sus, les doses reçues par les « radiologues interventionnels » (cardiologues, chirurgiens…) et leurs assistants sont importantes, en raison de leur travail à proximité des sources de rayons X lors des actes qu’ils réalisent. Ces doses augmentent en même temps que le nombre des actes réalisés, en particulier dans les blocs opératoires.
Ce constat, indique l’ASN, a été vérifié à la suite de plusieurs publications :
• Le rapport IRSN/InVS de 2010 montre une augmentation de 47% en 5 ans des doses délivrées aux patients (1/4 de la population française par an) ;
• Les conclusions des 124 inspections de l’ASN en 2009 dans des services où sont réalisés des actes de radiologie interventionnelle, dans un rapport publié le 6 juillet ;
• Les recommandations émises le 23 novembre 2010 par le groupe d’experts en radioprotection médicale (GPMED) auprès de l’ASN ;
• Les conclusions du séminaire organisé en septembre 2010 par l’ASN, réunissant tous les acteurs de la santé concernés, organismes institutionnels et professionnels.
L’ASN propose plusieurs actions pour améliorer la radioprotection dans le domaine médical et maîtriser l’augmentation des doses. Il s’agit notamment de :
• Développer les techniques alternatives, au premier rang desquelles l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ;
• Mettre en oeuvre plus rigoureusement les principes de la radioprotection (justification et optimisation) ;
• Renforcer la formation à la radioprotection ;
• lmpliquer davantage les radiophysiciens dans le champ de l’imagerie médicale ;
• Augmenter la disponibilité des « Personnes compétentes en radioprotection », ainsi que les moyens qui leur sont alloués.
Si les professionnels de l’imagerie médicale sont les premiers acteurs des progrès en radioprotection médicale, les acteurs institutionnels de la santé et du travail doivent aussi être mobilisés. Leur rôle est en effet « décisif en matière d’équipements, de ressources humaines, de financement des formations, de développement de l’assurance de la qualité et d’évaluation des pratiques professionnelles ».
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