Naissance numérique: Bienvenue dans le monde d´Internet… alarmant !
Posted by cftchus on octobre 18th, 2010
Selon une étude, un quart des enfants sont présents sur Internet bien avant leur naissance. Publier ses échographies, tweeter sa grossesse, poster un album photo en ligne dès la naissance et même créer une adresse mail pour son bébé, de plus en plus les parents d’aujourd’hui laissent une trace de leurs enfants dans le monde numérique bien avant leur naissance.
- AVG, entreprise de sécurité sur Internet, a interrogé des mères de famille en Amérique du Nord (USA et Canada), dans 5 pays européens (Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie et Espagne), en Australie/Nouvelle-Zélande et au Japon. Le résultat de cette enquête montre que 81% des enfants de moins de deux ans ont déjà une sorte de profil ou d’empreinte numérique avec leurs photos mises en ligne. Aux États-Unis, 92% des enfants sont présents en ligne avant l’âge de deux ans contre 73% des enfants des cinq pays européens concernés par l’enquête (EU5).
- Selon cette enquête, l’âge moyen de naissance sur le web des enfants se situe aux alentours de 6 mois pour un tiers d’entre eux (33%), la mise en ligne de photos et d’informations intervient dans les quelques semaines suivant la naissance. Au Royaume-Uni, 37% des nouveaux nés sont présents sur la toile dès la naissance, alors qu’en Australie et en Nouvelle-Zélande ils sont 41 %.
- Avec la mise en ligne des échographies prénatales, près d’un quart des enfants (23%) entament leur vie numérique bien avant la naissance. Ces chiffres sont supérieurs aux États-Unis où 34% des mères ont mis leurs échographies sur le Web, et plus encore au Canada ou ce taux s’élève à 37%. En France, seulement 13% des mères sont concernées, 14% en Italie et 15% en Allemagne. De même, au Japon, seules 14% des mères ont mis leurs échographies en ligne.
- 7% des bébés et des tout-petits disposent d’une adresse Email personnelle et 5% ont un profil sur un réseau social.
- Interrogées sur leurs motivations, 70% des mères de famille ayant répondu à cette étude ont déclaré avoir mis les photos de leurs enfants sur le web pour les partager avec leur famille et leurs amis. Concernant les mères de famille américaines, plus d’un cinquième d’entre elles, soit 22%, ont déclaré l’avoir fait pour étoffer leur profil sur les réseaux sociaux, et 18% pour faire comme leurs amies.
- Pour conclure, AVG a demandé aux mères interrogées à quel point elles étaient préoccupées par la quantité d’informations sur leurs enfants susceptibles d’être disponible sur le web dans quelques années (sur une échelle de 1 à 5, 5 correspondant à très préoccupée). Les résultats montrent qu’en général, les mères sont modérément inquiètes (note de 3.5 en moyenne), les mères espagnole sont les plus préoccupées (3.9), et les canadiennes les moins inquiètes (3.1).
- Pour JR Smith, le Président Directeur Général d’AVG, “Il est choquant de constater qu’actuellement une personne âgée de 30 ans a un historique internet remontant à 10 ou 15 ans tout au plus, alors qu’une grande majorité des enfants d’aujourd’hui auront déjà une empreinte on-line bien avant d’avoir atteint l’âge de deux ans, une présence qui continuera à s’étoffer tout au long de leur vie ».
- “Notre étude démontre que la naissance numérique d’un enfant tend à coïncider de plus en plus avec sa date de naissance voire, dans bien des cas, à la précéder. Pour un quart des bébés, les échographies sont en ligne bien avant l’accouchement. “Il est facile de comprendre pourquoi de fiers parents voudraient télécharger et partager des photos de leurs très jeunes enfants avec famille et amis. Cependant, nous incitons les parents à tenir compte de deux choses : “Premièrement : vous démarrez pour vos enfants des traces numériques qui risquent de les suivre toute leur vie. Quel genre d’empreinte souhaitez-vous créer pour vos enfants, et que penseront-ils plus tard des informations que vous avez mises en ligne ?“
- “Deuxièmement : cela renforce la nécessité pour les parents de connaître tous les paramètres de confidentialité disponibles sur leurs réseaux sociaux et autres profils. Dans le cas contraire, l’échange des photos de bébé et des données personnelles pourraient être partagées non seulement avec la famille et les amis, mais aussi avec le web tout entier.“
- Cette étude a été menée par Research Now sur un échantillon de 2200 mères de jeunes enfants (moins de deux ans) pendant la semaine du 27 septembre. Des mères de famille de cinq pays européen EU5 (Royaume-Uni, Allemagne, France, Italie, Espagne), Canada, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande et Japon ont été interrogées.
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